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1 Mémoire POSTERG, a life after erg
Mémoire POSTERG, a life after erg
Un centre de partage et diffusion...
Théo Hennequin — www.theohennequin.com
Théophile Gervreau-Mercier — tgm.happyngreen.fr
Olivia Marly — oli98marly@gmail.com
Site - Index
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Visuel interface
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NOTRE SITE WEB :
http://work.designnumerique.be/2022-2023/DN-Posterg/
PAD DE RECHERCHE : https://pads.erg.be/p/DN-pcollectif-edition-serveur
GIT sur terminal pour codeberg : https://designnumerique.be/wiki/Cheatsheet_Git
XML pour hébergement : http://codedrops.net/xml-collection-object/
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SCENARIO / EXPLICATION / INTENTION
Nous sommes un groupe d'étudiant·e·s en design numérique avec projet concernant les mémoires de l'année passée qui demande votre aide !
Quand est-il des mémoires après notre master ? Quelle est la visibilité de notre travail après notre départ de l'ERG ? Certains mémoires finissent à la bibliothèque exposés, mais lesquels et pourquoi ? Actuellement, la bibliothèque (BAUI) sert de lieux d'archives (collection de documents anciens, classés à des fins historiques ; lieu où les archives sont conservées) des mémoires pour l'erg, st-Luc et UCL mais pourquoi sont-ils si peu à être exposés ?
Actuellement, les mémoires sélectionnés sont ceux avec une grande distinction (16/20). Cette note obtenue dépend de la cotation de lecture de mémoire et sa défense.
Mais pourquoi cette moyenne de 14/20 ? Et où finissent les autres mémoires ?
En l'occurrence, la bibliothèque n'est pas un lieu de diffusion et de monstration " juste ", car les mémoires dépendent de la note attribuée en fin de Master et de la place disponible dans les étagères ; sans parler de l'état déplorable de certains mémoires due aux conditions de stockages : couverture plastifiée, stickers, etc - nous travaillons un visuel qui finalement sera " dégradé " lors de son exposition à la bibliothèque, si exposé. De plus, les mémoires sont visible en bibliothèque de manière tangible (style édition).
Qu'en t-il des formats numérique, audio ou vidéo ? De fait, notre recherche se pencherait sur un dispositif de partage/diffusion plus adéquat et en phase avec la multitude de format et forme de monstration plus contemporain.
Notre lieu d'archive/exposition prendrait la forme d'un site web, idéalement en ligne (ou en local en fonction du RE - propriété intellectuelle et droit d'auteur ?). Il contiendrait tout types de mémoire ainsi qu'une interrogation autour de sa licence et sa notion de partage. En parallèle, nous donnerons quelques conseils et bon plans pour : "comment licencier son mémoire : pour protéger ses valeurs et notions de partage s'il-y-a" . Dans un premier temps, nous allons collecter un maximum de mémoires et tenter de recontacter leur auteurice pour échanger avec eux et obtenir des pdf, vidéos, photos. Dans un second temps, nous trouverons un relais pour les futures étudiant.e.s et organiseront un formulaire qui publiera automatiquement les mémoires sur notre site.
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PERSONNES à CONTACTER DANS LE CADRE DE LA RECHERCHE :
BAIU : laurent.leprince@uclouvain.be (nouveaux mémoires, et/ou anciens format vidéos/audio/site web)
BAIU : laurent.leprince@uclouvain.be
Marie Lécrivain : lecrivainmarie@gmail.com fddl
Loraine Furter : info@lorainefurter.net fddl
Brigitte Ledune : Avoir les mémoires de l'année passée et la liste des étudiant·es
Rideaux de perles : Collaboration pour le scan des mémoires.
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DESIGN DE L'INTERFACE SUR PENPOT
https://design.penpot.app/#/workspace/036dc80b-fe30-8148-8001-b90bac520952/840175e6-8ff7-812c-8001-b90bf153f05c?page-id=840175e6-8ff7-812c-8001-b90bf153f05d&layout=assets
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INSPIRATIONS
https://www.instagram.com/p/COP6ycahU7G/
https://www.instagram.com/p/CJWVlO1Hnso/
Projets diplomants st-luc
https://www.instagram.com/ephemeride.fun/
Projet étudiant (Nancy), partage de jury (accrochage, exposition) de diplôme en design & art
http://fdddl.be/#
Fonds de documentation et de lecture de l'erg, éditions print issus de dons >>>> Fondatrice : Marie Lécrivain !!
https://www.memo-dg.fr/
Plateforme de partage de DNSEP (diplome national supérieur d'expression plastique) en design graphique, France
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Possibilité de Projets
- travail sur les mémoires de l'erg,
- comment mettre sous licence
- comment on les publier/diffuser et rendre public
- une vie après la défense de mémoire, laisser une trace, les faire parler, un dialogue, ...
TITRE DE NOTRE STRUCTURE EDITORIALE????
- MEMOIRE POST-ERG
- A LIFE AFTER ERG
- INTO THE WILD x)
- ERG - INTO THE WILD ?
- LICENCES SURVIVAL PACK - ERG MEMOIRE
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REFLEXION
> concevoir, construire et mettre en action une "structure de publication" numérique (rendre accessible, de rendre public (publier) et de diffuser un certain contenu consultable au moins en partie sur écran)
> Nous penserons un·e serveur·rice comme une structure éditoriale :
> espace de structure éditoriale : un SSG (structure de dossier avec templates et il insère le contenu qui est souvent en markdown) + GIT + CODEBERG PAGES
https://codeberg.org/Pontoporeia/pages
> à qui s'adresse-t-il >>> à l'ERG et ses alentours/admirateur.ices
> sur quels modèles s'appuie-t-il ? Site web généré avec un SSG, un site qui contient nos revues/numéros avec échange de l'auteurice sur le mémoire et sa licence choisies. Il y'aura également un point de téléchargement du mémoire (texte, audio, vidéo, pad, html, ...)
> en quoi publier est-il un acte politique qui interroge aussi les lieux de diffusion ? Les mémoires finissent à la bibliothèque exposé (si bien jugé ou malheureusement dans les caves de la bibli.......). Actuellement, la bibliothèque n'est pas un lieu de diffusion " juste " car les mémoires dépendent d'une note et de la place disponible dans les étagères... c'est n'est pas le bon dispositif de partage. De plus, les mémoires sont en bibliothèque de manière tangible (style édition) mais qu'en t-il des formats de mémoire audio ou vidéo ? Un site serait accessible pour tout le monde et n'importe quand, de plus il contiendrait tout types de mémoire ainsi qu'une interrogation autour de sa licence et comment licencier son mémoire pour protéger ses valeurs et notions de partage s'il y'a.
> quels contenus? Pour les étudiant.e.s en M1/M2, nous vous proposons de penser à des contenus liés à vos recherches; entretiens, collections d'images, articles trouvés, articles commandités, journal de bord, etc. Ces contenus peuvent être ceux d'autres personnes que vous, la particularité d'un éditeur·ice c'est qu'il·elle est aussi un·e curateur·rice de contenu.
> quelle fréquence de publication? Est-ce que le contenu sera d'abord rassemblé puis publié à intervalles réguliers, à la manière d'une revue? Est-ce qu'il s'agira plutôt d'une publication "en continu" au sein de laquelle le contenu est ajouté progressivement à mesure qu'il est produit, à la manière d'un blog? Progressivement en fonction du contenue et des échange avec les créateur.rices des mémoires
> quel contexte de diffusion? Est-ce que cette structure est accessible globalement sur le web ou plutôt localement, dans un ou des lieux/espaces précis? GLOBALEMENT SUR LE WEB
> quel.le(s) acteur.ice(s) machines? Quelles seront les machines qui interviendront au sein de cette structure, avec quels logiciels, quels protocoles?
PROTOCOLE :
mettre à disposition le mémoire (photo, scan, lien video, pdf reader)
email ? échange avec l'auteurice.
- le mémoire est-il édité ?
- quelles sont les licences utilisées ?
- pourquoi ce choix ?
> quels canaux de communication? Affiches (affichées où et quand)? Réseaux sociaux (lesquels et quand)?
- Un visuel/flyer pour ERG mail (communication de l'ERG en fin d'année et rendu mémoire)
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RÈGLEMENT DE L'ÉCOLE
19.2 Propriété intellectuelle et droits dauteur De linscription de létudiant à lESA Saint-Luc Bruxelles découle que létablissement est considéré comme coproducteur des travaux réalisés par létudiant dans le cadre de sa formation. Ceci concerne lensemble des formes de production et de supports, matériels ou dématérialisés et les travaux individuels aussi bien que les travaux de groupe.
Ceci induit un partage des droits dauteur entre létudiant et lécole et implique :
- pour létudiant : de mentionner lannée de création et le nom de lécole (ESA Saint-Luc Bruxelles) lorsquil utilisera ou diffusera ces travaux ;
- pour lESA Saint-Luc Bruxelles : de mentionner le nom de létudiant et lannée de création des travaux quelle souhaiterait diffuser, à des fins pédagogiques, artistiques ou promotionnelles uniquement, ce durant toute la durée de protection de ces travaux par le droit dauteur. En aucun cas, lécole nest autorisée à vendre les travaux produits par un étudiant, ni à percevoir aucun droit lié à leur utilisation ou leur diffusion par des tiers.
19.2.1 Quandlétudiantremporteunprixenespècedanslecadredunconcoursauquellecursusdanslequel il est inscrit a participé avec le suivi dun/de professeur(s), 50 % du montant de ce prix sera versé sur le compte de loption, lautre moitié sera versée sur le compte de létudiant.
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Ce travail éditorial autour des mémoires et leur diffusion est né d'une recherche concernant les licences sur les mémoires et leur placement à la bibliothèque voire DISPARITION...
Les licences libres - MEMOIRES ERG, Un rapport de pouvoir sur les valeurs et la diffusion nos travaux
Ce travail éditorial de 2021-2022 est né d'une recherche menée par :
- Defez Aurélie
- Gervreau-Mercier Théophile
- Debaene Justine
- Troadec Marie
- Marly Olivia
- Goldberg Jacquemain Elodie
Il permet de mieux sinformer sur le libre et sert également de guide aux étudiants qui souhaiteraient trouver des alternatives libre de création dans le numérique et dans la rédaction/mise sous licence de leur futur mémoire. Ces licences renversent le rapport de pouvoir habituel dans les écoles, ils seront maître.sse de la liberté dutilisation, copie, étude et distribution de leurs travaux.
Open Source vs Licences libres
Parfois, les personnes qui découvrent le sujet imaginent qu'il s'agit de types de logiciels distincts, les uns sous licence libre, les autres sous licence open source ; sauf que toutes les licences libres (reconnues par la FSF) sont aussi open source (reconnues par l'Open Source Initiative) et vice versa, à quelques exceptions près. Puis, ces personnes s'imaginent qu'il s'agit d'une différence dans les méthodes de développement, ce qui est aussi faux. Ensuite, elles diront par exemple que l'open source est « libéral » quand le libre est « antilibéral », ou de façon plus parlante encore, que l'open source est de droite quand le libre est de gauche.
En tentant d'illustrer la distinction entre « le libre » et « l'open source », on ne fait que redistribuer des oppositions idéologiques qui existent en dehors. On a en partie raison, car ces oppositions sont bien au coeur des projets de société très éloignés d'ESR et de RMS. Mais on a aussi tort, car en faisant cela, on donne l'impression de mouvements qui proposeraient réellement deux projets de société bien définis. Ceux qui militent pour le logiciel libre n'adhèrent pas nécessairement au projet de société de RMS, pas plus que ceux qui défendent l'open source n'adhèrent au projet de société d'ESR. Il y a une chose qu'ESR et RMS ont en commun, c'est la croyance dans le fait qu'il faut défendre la liberté individuelle des utilisateurs, et lutter contre l'asymétrie de droits entre les développeurs et les utilisateurs. À partir de ce principe central peuvent se déployer des projets de société très variés. Pendant des années, le mouvement du Libre s'est opposé de manière frontale au mouvement Open source. Même si elles proviennent de deux approches différentes, les deux définitions sont équivalentes.
À la base les licences Open source ont été crées par lOpen Source Initiative (OSI), la suite à des divergences philosophiques avec la Free Software Fundation (FSF) promouvant, quant à elle, les licences libres. LOSI a créé une « Open Source Definition » (OSD) décrivant les 10 conditions requises pour quune licence appliquée à un logiciel soit considérée comme Open source et accréditée. Globalement, les logiciels répondant aux 10 critères pour être Open source selon la définition de lOSI accordent également les 4 libertés fondamentales définissant un logiciel libre selon la FSF, et réciproquement. Pour éviter les débats entre Free software, pour désigner les logiciels sous licence libre au sens de la FSF, et Open source software, pour désigner les logiciels sous licences Open source au sens de lOSI, on voit souvent utilisé le terme de FOSS (Free and Open source Software) ou FLOSS (Free/Libre and Open source Software), on peut également parler de licences FLOS (Free/Libre and Open Source).
Les différentes licences
Description technique :
Une licence, qui peut aussi être appelée contrat de licence ou licence dexploitation, est un élément qui concerne le droit de propriété intellectuelle et qui encadre lutilisation et la diffusion dun produit. Le type de licence choisi par le propriétaire définit les conditions dutilisation et de partage pour lutilisateur, qui est tenu de les respecter.
Il existe différents types de licences : les licences propriétaires, qui nautorisent quun usage privé de loeuvre par lacquéreur légitime, et les licences ouvertes ou licences libres, qui elles-mêmes englobent des sous-catégories de licences libres.
Les licences libres accordent, selon leurs types, tout ou une partie des libertés dutiliser loeuvre. Ces libertés sont la liberté dutilisation privée, la liberté d'étudier le code, la liberté de redistribution et la liberté de création dérivée.
Dans les licences libres, on retrouve dabord les licences permissives, définies comme « non-copyleft », qui ne contraignent lutilisateur quà la seule obligation dattribuer les portions de code sous licence à leurs développeurs dorigine, que ce soit dans le code quils ont développé à partir de celui-ci ou dans leur documentation.
On retrouve dans cette catégorie la licence MIT, la licence BSD ou encore la licence Apache, ainsi que la licence Creative Commons BY. La licence MIT est une licence de logiciel libre ou open source qui provient du MIT College et qui date des années 80. Elle donne le droit illimité dutiliser, de copier, de modifier, de publier, de distribuer, de vendre et dincorporer le code sous licence dans une autre licence. La seule obligation est de mettre la notice de licence et de copyright dans toutes les copies.
La licence BSD pour Berkeley Software Distribution est aussi une licence libre utilisée pour la distribution de logiciels. Cest une des moins restrictives, mais qui permet de protéger les auteurs par rapport à linscription de leur nom dans les produits dérivés et qui les décharge de la responsabilité déventuels problèmes lors de lutilisation du code.
La licence Apache est une autre licence de logiciel open source qui autorise la modification et la distribution du code que ce soit sous forme libre, propriétaire, gratuite ou commerciale, en nobligeant seulement à fournir une copie de la licence et la notice avec le code source et dindiquer clairement le nom du développeur dorigine et que les fichiers ont été modifiés.
La licence Creative Commons BY, ou attribution en français, permet dutiliser librement lœuvre à condition de lattribuer à lauteur en citant son nom. A part les licences permissives, on retrouve aussi dans les licences libres les licences appelées réciproques, ou « copyleft », qui impliquent une obligation de réciprocité, ce qui signifie que les oeuvres dérivées doivent être distribuées sous la même licence obligatoirement. On retrouve dans cette catégorie la licence GNU GPL, la licence Art Libre, la licence OFL ou la licence Creative Commons BY-SA.
La licence GNU GPL ou licence publique générale GNU fixe les conditions légales de distribution de logiciels libres. Cest la première licence libre créée par la FSF. C'est la licence de logiciel libre la plus utilisée. Elle garantie la liberté dutiliser le logiciel pour nimporte quel usage, laccès au codes sources, la liberté de redistribuer des copies, et que les versions modifiées seront diffusées avec les mêmes libertés.
La licence Art Libre est une licence qui sapplique à la création artistique. Elle autorise à copier, transformer ou diffuser une oeuvre librement, dans une visée commerciale ou non, à la seule condition quil soit toujours possible daccéder à loeuvre originale.
La licence OFL ou SIL Open Font Licence est une licence conçue par SIL International pour distribuer ses typographies, qui peuvent donc être utilisées, modifiées et distribuées librement, à la seule condition quelles restent sous la même licence.
La licence Creative Commons BY-SA ou Attribution-ShareAlike reprend les principes de la licence Creative Commons BY en ajoutant que les oeuvres dérivées doivent être proposées au public avec les mêmes libertés que loeuvre originale.
A côtés des licences permissives et réciproque, il y a une dernière sous-catégorie de licences libres qui sont appelées asymétriques, qui regroupent notamment la licence Creative Commons BY-NC et Creative Commons BY-ND. Ce sont des licences libre diffusion mais avec chacune des restrictions particulière
La licence Creative Commons BY-NC pour Non Commercial reprend les caractéristiques de la licence Creative Commons BY mais nautorisent quune utilisation non commerciale du produit. Une autorisation commerciale du produit est interdite sauf si une demande dautorisation est acceptée.
La licence Creative Commons BY-ND pour No Derivative Works nautorise à copier, distribuer et utiliser que des versions non- modifiées de loeuvre. Il est possible de cumuler ces deux licences, ce qui donne la licence CC BY-NC-ND, qui autorisent lutilisation et la redistribution de loeuvre mais pas de manière commerciale ni les oeuvres dérivées.
On peut aussi renoncer à la quasi totalité de ses droits. Dans ce cas on peut mettre son oeuvre dans le domaine public en optant pour une licence Creative Commons 0 ou CC0 ou une licence Do What The Fuck you want to Public License ou WTFPL.
Multi-licenciement dans le cadre d'un mémoire ou du thèse?
-> besoin de licencié les différents médias sous des licenses appropriées.
-> possibilité de moduler en fonction de tes besoins/envies le licensiement des différents éléments de ton mémoire.
Les travaux publié avec une multi-license plusieurs licenses, souvent pour permettre une utilisation commerciales ou propriétaire en même temps qu'une license open-source. Cela permet d'utiliser une création dans un projet propriétaire, ou au contraire utiliser un version copyleft et faire hérité son travail qui incorpore cette création de la license copyleft.
Free différent de gratuit
Éléments économiques autour de la licence :
- changement dans la manière de consommer linformation, tout est devenu plus accessible
- bien rivaux/non-rivaux
- capitalisme cognitif
- externalités positives qui profitent aux marchands et non-marchand
- externalités négatives : environnement + questions des droits sociaux // ex Wikipédia, communautés produisent des biens communs non-rémunérées, « intelligence collective »
Le Libre et l'Open Source ne sont pas des termes qui sous-entendent gratuit :
Le terme « Free » dans lexpression « free software » signifie « libre » et non «gratuit». Il est clairement stipulé dans la GPL, par exemple, que le distributeur peut se faire rémunérer pour l « acte physique de transférer une copie » (GPL art. 1). Ainsi lon peut vendre des copies de logiciels libres. Stallman lui-même, se faisait rémunérer près de 150 $ par bande distribuée contenant les premiers « packages GNU». Cependant, une fois en possession dune copie, lacheteur peut utiliser, reproduire et redistribuer le programme autant de fois quil le désire. La vente de copies de programmes nest certes pas la principale source de revenus des adeptes du libre.
Cependant, la question de la rémunération restent un problème récurrents dans le mondes des projets open-sources. La situation est aggravé par l'utilisation des SaaS (Software As A Service) où une compagnie utilise un logiciels libres sans redistribuer et ouvrire le code du logiciels. Ils utilise une faille dans certaines licenses Copyleft, en ne redistribuant pas le code source. À la place, l'accès au logiciel se fait à travers une interface à distance, et le code source, bien qu'utilisé, n'est jamais distribué.
C'est pour cela que la licenses Affrero GPL à vus le jours. Cette licenses à une clause stipulant spécifiquement que la distribution à travers un réseaux compte comme de la distribution et donc active la licenses Copyleft.
Il existe à jours plusieurs méthodes de rémunération adopté par des developpeurs de logiciels open-sources: le mécénat, ou "patreon" en anglais, ou des utilisateurs généreux verse régulièrements de l'argent pour financer le développement continue du programmes, les donations, souvent à des fondations, qui sont des dons spontanée souvent ponctuels, et pour finir, l'achat de "licenses" premiums qui activent des fonctionnalités payantes, encourage //parler du mécénat et des demandes de donations, ainsi que les fondations qui se developpe pour s'assurrer qu'un ou des projets open-sources libres sous leurs tutelles ne deviennent propriétaire ou payant. Lidée sous-jacente du mouvement libre nest pas de sapproprier les programmes informatiques afin den faire payer lusage mais plutôt de se faire rémunérer sur base de services ayant trait à ces programmes (installation, customisation,...).
En effet, le monde du logiciel libre est un monde dinformaticiens. Lorsque lon parle de « libre copie » et daccès aux sources de logiciels, il sagit souvent de « parties de programmes » disséminées à travers lInternet et inutilisables par le commun des mortels. Développer un « environnement » à partir de ces différentes bases requiert une personne qualifiée. De plus, une fois lenvironnement créé sur un ordinateur, la maintenance ainsi que les mises à jour de cet environnement devront également être effectuées par des professionnels. Qui serait plus qualifié pour ce genre de travail que les experts en logiciels libres ?
En outre, les informaticiens se servent de leur travail sur des projets libres pour se faire une réputation, qui les aidera dans leur carrière de fournisseur de service. On ne monnaiera que les améliorations apportées à lœuvre dorigine -> Ainsi se crée un cercle vertueux incitant à la multiplication dapports de qualité.
Une des bases des logiciels libres et open-source est la contributions venant dautres utilisateurs. Grâce à la force de travail venant des contributeurs, les logiciels libres restent sécurisé et performant.
Cependant, la question de la rémunération restent un problème récurrents dans le mondes des projets open-sources. La situation est aggravé par lutilisation des SaaS (Software As A Service) où une compagnie utilise un logiciels libres sans redistribuer et ouvrire le code du logiciels. Ils utilise une faille dans certaines licenses Copyleft, en ne redistribuant pas le code source. À la place, laccès au logiciel se fait à travers une interface à distance, et le code source, bien quutilisé, nest jamais distribué.
Cest pour cela que la licenses Affrero GPL à vus le jours. Cette licenses à une clause stipulant spécifiquement que la distribution à travers un réseaux compte comme de la distribution et donc active la licenses Copyleft.
Il existe à jours plusieurs méthodes de rémunération adopté par des developpeurs de logiciels open-sources: le mécénat, ou «patreon» en anglais, ou des utilisateurs généreux verse régulièrements de largent pour financer le développement continue du programmes, les donations, souvent à des fondations, qui sont des dons spontanée souvent ponctuels, et pour finir, lachat de «licenses» premiums qui activent des fonctionnalités payantes, encouragents le payement du développeur.
Il est important de noter que la formation des fondations se développe pour sassurer quun ou des projets open-sources libres sous leurs tutelles ne deviennent propriétaire ou payant. Cest le cas de la fondation Linux, la fondation Gnome ou la Document Fundation pour en citer quelques uns.
Propriété intellectuelle ?
Les licences libres sont nées en réaction au droit de propriété intellectuelle jugé trop restrictif, et aux licences dîtes propriétaires. En effet, les licences libres permettent, au travers dun texte, de céder une partie des droits naturels accordés à lauteur.e à la création dune œuvre de lesprit (à savoir quil.elle a seul.e le droit de diffuser et/ou de distribuer son œuvre).
Au-delà de leur valeur juridique, elles ont également pour but de remettre en question nos relations à linformation. En effet depuis la démocratisation dinternet, une œuvre de lesprit, peut être copiée, modifiée et diffusée pour un coût négligeable.
Les licences libres sancrent dans le mouvement de la culture libre. Celui-ci promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de lesprit. Le but recherché est dencourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, léchange et la créativité.
Cependant, aujourdhui, la revente dœuvres originales ou de copies constitue lune des principales manières pour certains créateurs de se rémunérer. Cest un argument souvent invoqué par les personnes réticentes voire contre une distribution libre de linformation. Cela met en lumière que le système de propriété actuel encourage les créateurs à utiliser leurs droits pour se rémunérer. Par exemple, en France, les personnes exerçant une activité dartiste/auteur.e doivent nécessairement générer leurs revenus par la vente de ces droits, que cela concerne la vente doriginal de copie ou la cession de ces droits pour la diffusion. Sous ce régime, il nest pas possible de se rémunérer par un contrat à taux horaire ou par des prestations de services (des ateliers par exemple, de la manintenance, tout ce qui est de l'ordre de l'execution simple et non de la création)
Droit dauteur
La notion de droit d'auteur est profondément ancrée dans la culture occidentale, on la considère souvent comme une extension du droit naturel (ce qui peut relever d'une idéologie philosophique).
L'open-source est peut-être une manière de s'en éloigner --> monde post-droits d'auteur
Un dispositif de rapport de pouvoir même dans le libre...
Les licences choisies par l'auteur/l'artiste, ont un pouvoir sur l'utilisateur et sur les œuvres puisqu'elles définissent la manière dont ces œuvres pourront ou non être modifiées, diffusées, appropriées, exploitées etc. Les licences ont le pouvoir d'influencer le contexte dans lequel une œuvre comme : un programme, un logiciel, une typo, une musique, ... sera " manié ".
"Une licence de libre diffusion (parfois abrégé LLD) ou licence ouverte est une licence s'appliquant à une œuvre de l'esprit par laquelle l'auteur concède certains des droits que lui offre le droit d'auteur quant à l'utilisation, à la modification, à la rediffusion et à la réutilisation de l'œuvre dans des œuvres dérivées. Tout comme les licences libres dont elles dérivent et qu'elles englobent, elles facilitent la prolifération d'une œuvre en autorisant la copie et l'usage sous certaines conditions. Cependant le courant de pensée qui sous-tend les licences libres est animé par une volonté éthique d'égalité.
Les licences de libre diffusion ont pour seul fondement de faciliter la diffusion, que ce soit dans une démarche d'équité ou simplement pour populariser une œuvre en limitant les frais publicitaires.
On peut compter parmi les licences de libre diffusion les licences Creative Commons."
Les licences libres respectent la liberté des utilisateurs, c'est une dimension éthique et sociale qui défend la liberté, l'égalité et la collaboration. Cependant, quel est le rapport de pouvoir entre une licence libre et le système économique lui-même ? Les licences libres ont le plus souvent des clauses qui permettent de définir le système de diffusion d'une œuvre et de contourner les lois en vigueur liées à la propriété intellectuelle, et par extension propriété privée.
Il est favorable d'utiliser une license plutôt que pas de license : Par exemple, un code sans license est un code fermé ; on part souvent du principe que ce qui est partagé en ligne est rendu disponible. "Contre-instinct" dans un monde régi par le droit d'auteur.
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Interview avec Laurent Leprince, directeur de la BAIU (espace de consultation de documents en arts et en architecture commun aux Instituts Saint-Luc et à la faculté darchitecture LOCI de lUCL).
Résumé: Interview BAIU
La BAIU fonctionne, depuis 2005, comme une sorte de dépôt des mémoires des institution de Saint Luc (UCLouvain, lERG et certaines sections de lESA). Les mémoires sont consultables sur place, ils ne sortent pas de la bibliothèque. Seul les mémoires ayant obtenu 70% des points sont en accès libre dans les rayons, le reste des mémoires est rangé dans les archives, où il faut remplir un document spécial afin de les consulter. Pour lUCLouvain il existe aussi le logiciel Dial où lon peut consulter numériquement les mémoires. Malheureusement certains étudiants restreignent laccès à leurs mémoires, par peur du plagiat. Un des travail de Laurent est donc de réussir à convaincre les étudiants de lintérêt davoir son mémoire bien indexé, disponible, et sur le fait que limiter laccès nest pas nécessairement une meilleure protection. Une des difficultés pour lERG de numériser certains projets se comprend aussi par le format non-académiques de certains mémoires.
À la BAIU, les mémoires ne sont pas consultables numériquement mais grâce à un catalogue on peut avoir accès aux informations principales, savoir quils existent, et quels thèmes ont été travaillés. On peut aussi, si cest un mémoire numérique, avoir accès au site web du projet. La BAIU fait un peu au cas par cas.
Cela permet aux étudiants de consulter les travaux déjà fait sur une certaine thématique afin daborder un angle plus original pour leur propre travail ou aux professeurs encadrant de guider les élèves en leur montrant les bons et moins bon exemples de travaux. À lERG, cest Xavier Gorgol qui les amène, car lécole na pas la possibilité de les stocker.
*Lancement de linterview*
Aurélie: On travaille sur les licences libres, ce que ça veut dire… et la question quon sest posée, et cest pour ça quon a voulu vous rencontrer, cest, si par exemple à lerg ou dans une autre école on cherche à licencier son mémoire, de manière à le diffuser plus largement, est-ce que cest possible? Au niveau de la bibliothèque et des mémoires comment est-ce que ça se passe? Je ne sais pas de quelles écoles vous avez les mémoires ici, est-ce quil y a des contrats entre les écoles et vous?
Laurent Leprince: Alors ici cest un peu compliqué parce quon est à cheval sur tous les instituts Saint-Luc et lUCLouvain, et cest vrai que les approches sont un peu différentes, donc ça peut être intéressant pour le travail. Alors au niveau des mémoires on a les mémoires darchitecture de lUCLouvain, et puis les mémoires de lerg et de lesa, et lesa cest uniquement certaines sections. Il y a aussi dautres instituts qui sont liés à la bibliothèque, donc Saint-Luc secondaire, où il ny a pas de mémoire, et les cours du soir, les ateliers Saint-Luc, où il ny en a pas non plus, sauf une section qui est lISRE, la formation en urbanisme mais là leurs mémoires sont conservés chez eux, donc ils ne sont pas ici. Au niveau de luniversité, pour commencer, donc la formation en architecture de lUCLouvain, jusquen 2017-18 cétait tous les mémoires au format papier, et après ils ont fait un dépôt institutionnel sur Dial, qui est un outil numérique de luniversité. Ce quon a fait cest quon a descendu en archives tous les mémoires papier, qui sont encore consultables, et Dial est accessible en ligne. À lUCL, quand létudiant fait son dépôt dans Dial, il a la possibilité entre différents types de statut pour son mémoire, donc le mémoire peut être entièrement accessible, il peut déterminer un embargo, il peut le bloquer complètement, etc. En sachant quen architecture cest parfois un peu spécifique. Par exemple on a eu des étudiants dont le TFE, chez eux ils appellent ça le Travail de Fin dÉtudes, consistait en la création dune brique en papier, en matériaux recyclés et ils ont vraiment envisagé de breveter, et donc là ils ont fermé les accès. Alors quen art, je pense que la réflexion est peut-être différente. Là le processus est très clair, létudiant fait son dépôt électronique lui-même, il reçoit une formation pour ça, les professeurs les informent sur les différentes possibilités. Alors nous, on a constaté au tout début, que les étudiants fermaient les accès. Jen ai discuté avec des jobistes: «Pourquoi? Est-ce que cest vraiment dans ton intérêt? «et il y en a qui ont dit «Je sais comment ça marche, je nai pas envie quon récupère des informations et donc je préfère fermer». Alors Dial est accessible, vous pouvez aller voir et vous verrez les statistiques vous pouvez même aller année par année. Nous, on a essayé de faire passer le message douvrir les accès, alors certes le travail nest pas disponible, mais on voit où il a été déposé. Il y a aussi des logiciels comme Compilatio, qui est un logiciel de plagiat. Cest un logiciel qui moissonne toute sorte de ressources, les professeurs encodent des paragraphes et voient si ça se retrouve ailleurs. Et par exemple, à lULB ils utilisent ce type doutils, et si par exemple létudiant bloque laccès de son mémoire, ou donne un accès uniquement sur place, lULB na pas accès et ne peut pas inclure ce type de travail dans ses bases de données, et donc le travail est moins protégé. Donc nous on essaye davoir une discussion avec ces étudiants, sur le fait que ça peut être intéressant que le travail soit bien indexé, disponible, et sur le fait que limiter laccès nest pas nécessairement une meilleure protection. Alors lerg, lesa, etc, ce ne sont que des documents papiers, cest plus un dépôt, on a pas de contrat avec lécole, je pense que le contrat est signé entre létudiant et lécole au moment du dépôt du mémoire.
Olivia: Je pense que cest plus au début, le papier quon doit signer à la rentrée.
LL: Après le fait quun mémoire soit consultable ici ne veut pas nécessairement dire que létudiant autorise tout. Ici on fonctionne plus comme dépôt, cest à dire que cest plus un service, ce sont des mémoires papier qui sont consultables uniquement sur place, les mémoires ne sortent pas. Et alors quest-ce quil se passe? On reçoit chaque année un certain nombre de mémoires de lesa et de lerg et puis nous on les encode dans le catalogue de la bibliothèque, qui est celui de lUCLouvain, et ça par contre ça a été décidé dans le cadre dune commission qui est la commission Art, qui est une commission qui lie la bibliothèque et les différents instituts, et cest une commission qui vise surtout à tout ce qui est acquisition, promotion de la bibliothèque, formation... Et là on a décidé de mettre en rayon les mémoires qui ont eux 70% des points et de mettre en archives les autres, alors en archives ça ne veut pas dire quils ne peuvent pas être consultés, si quelquun veut le consulter il y a un document à compléter et on le monte, mais dans tous les cas les mémoires ne sortiront pas. Cest parce quici lidée cest plutôt de faire une sorte de dépôt, dabord parce quà lerg par exemple il ny a pas la place pour, ça permet que les travaux soient disponibles pour lensemble des instituts Saint-Luc. En art lapproche est différente quen architecture, le mémoire est un objet, un livre dartiste, au niveau de la mise en page, du type de reliure, etc., il y a tout un travail qui est fait quil ny a pas toujours dans les mémoires darchitecture. Alors ça permet de vous inspirer, de connaitre les thématiques déjà traitées, si un étudiant veut être plus original par exemple ou aborder la thématique avec un angle différent, donc ce sont aussi des outils, et ça sert aussi, par exemple quand il y a des visites de profs, par exemples des profs qui encadrent un travail de recherche documentaire, ou qui encadrent le travail de mémoire, ils peuvent passer ici et dire aux étudiants quils peuvent trouver les mémoires ici pour sen inspirer, montrer des bons ou des moins bons exemples, des choses comme ça. Et alors au niveau de lerg, cest Xavier Gorgol qui les amène. Alors parfois quand je vais là-bas, je vois Laurence Rassel qui me donne parfois des catalogues dexpos, des choses comme ça quelle a sur son bureau, et sil y a des mémoires qui trainent elle les met. Parce que cest plus lidée que là-bas il ny a pas la place pour les stocker, et que comme ça cest accessible à tout le monde. À lesa cest par section, on contacte les responsables des sections et on va les chercher. Alors dans le nombre de mémoires demandés, il y en a un pour le jury, il y en a aussi un pour la bibliothèque.
A: Est-ce que cest déjà arrivé quun étudiant refuse de donner son mémoire? Est-ce que vous êtes au courant de ça?
LL: Ça je ne sais pas, en fait je reçois les mémoires et je demande une feuille de côte, la côte nest pas affichée, elle est en message privé, elle est visible par les bibliothécaires mais elle nest pas disponible en consultation dans le catalogue. Mais donc ça nous permet de voir que tel mémoire na pas eu les 70%, et donc il est bien en bas. Mais je nai pas eu de cas où quelquun est venu en demandant de retirer son mémoire.
A: À lesa vous disiez que cest seulement certaines sections, ce sont lesquelles?
LL: Alors il y a Bande dessinée, Création dintérieur, Scénographie, en fait cest les masters, ce sont les sections qui sont passées au niveau master.
Élodie: Est-ce quil y a des licences qui sont associées au dépôt des mémoires ou est-ce quil sagit plutôt dun contrat officieux?
LL: Je ne sais pas du tout, parce quon est plus un lieu de stockage. Par exemple javais travaillé au secrétariat à lISRE, où il y a des mémoires, et là cest un contrat entre linstitut et létudiant au moment du dépôt.
O: Avec Théophile, on avait un peu feuilleté ceux qui sont sur les étagères et dans certains il y a indiqué une licence et dans dautres pas, donc ça dépend de létudiant, de sil a pris le temps. Théophile: Et il ny a pas cette discussion avec la bibliothèque?
LL: Dans le sens de limiter laccès? Non dans le sens douvrir?
T: Oui, dans le sens douvrir.
LL: Dans le but de citer ou vraiment de récupérer?
E: Oui ça peut être copier... T: Les licences libres permettent à la fois dutiliser, détudier, de copier, de modifier et de distribuer.
LL: Nous on travaille plutôt dans loptique dun travail académique. On peut citer, mais on mentionne ses sources, et donc après ça peut être dans lidée de «je vais distribuer mais dans le cadre de mon propre travail», et là cest repris dans la bibliographie. Tandis que quand cest penser à peut-être récupérer un chapitre ou des illustrations et les diffuser ou les intégrer dans un autre travail, cest autre chose.
T: Après les licences peuvent demander quil y ait attribution, donc quil y ait quand même une citation de lauteur. Ça marche peut-être plus pour des travaux de type artistique, comme vous disiez cest un objet, cest un tout, et il y a peut-être moyen de samuser avec ça. O: Selon vous, cest mieux que ce soit libre et quil y ait pas trop dencadrement comme à lerg, plutôt quon leur laisse le choix et quau final les accès soient limités?
LL: Je ne sais pas, après je ne sais pas comment ça se passe à lerg, il y a peut-être un choix fait au moment du dépôt.
O: Mais jai limpression que même nous, étudiants, on est pas vraiment au courant, même quil y a des mémoires ici à la bibliothèque, je pense que beaucoup lapprennent par après.
LL: Ils sen réjouissent ou pas?
T: On ne sait pas, on devrait essayer de voir ça. O: En tout cas, on dirait quils ne sont pas tant au courant de ça quil y a des mémoires ici.
LL: Par exemple je sais quil y a des profs qui ont fait un travail, je ne sais plus si cétait en graphisme, qui ont fait une réédition de certains mémoires de qualité, ça vous dit quelque chose?
A: Ah oui jai vu ça.
LL: Ils ont demandé de pouvoir consulter tous les mémoires, et là on a remonté même ceux qui navaient pas obtenus les 70%, et il y a eu une présélection par les étudiants, cétait avec Renaud Huberlant.
Justine: Et ceux dont les mémoires ont été sélectionnés ont été contactés?
LL: Ça je ne sais pas.
T: Et comment ils sont listés, il y a un index de ceux qui sont en-dessous de 70%?
LL: Il y a un index, il y a moyen dans le catalogue de les retrouver. Ils sont tous dans le catalogue.
A: Et la limite des 70%, elle a été définie comment?
LL: Cest par la commission Art, ça a du être dans des PV, mais cest plus pour des questions pédagogiques, cest parce que le but ici cest plus de mettre à disposition des exemples, et cest un signal pour dire que cest un travail de qualité.
A: Jai encore une question, ici, il y a les mémoires darchitecture, de lerg et de Saint-Luc, est-ce quil y a dautres endroits où se trouvent ces mémoires ou cest exclusif à la bibliothèque?
LL: Cest exclusif à la bibliothèque mais le catalogue est commun avec lUCLouvain. Mais comme les mémoires ne bougent pas, ils ne peuvent être consultés quici. Sauf sur Dial, la base de données en ligne, et là effectivement ils sont consultables partout, ou limités au réseau UCLouvain, et là cest consultable seulement sur place. Après ça cest une question dinfrastructures aussi, cest des serveurs, cest assez lourds, parce que ce sont des serveurs qui servent aussi pour les publications scientifiques, et puis cest aussi des différences dobjets, il y a pas mal de mémoires artistiques, ça serait plus difficile de les mettre sur ce genre de plateforme, parce que cest quand même assez formaté, cest du pdf. En architecture, il y a parfois aussi plus de créativité, parce quen architecture cest aussi différent, cest un TFE en et sur larchitecture, et chez eux le projet prime, donc en fait, ils ont un TFE à faire, mais ça sarticule avec leur travail datelier et le TFE approfondit souvent un aspect, et la thématique ou le site ou le bâtiment sont liés, et dans une partie plus théorique ils vont traiter dune thématique liée. Il y a aussi des évolutions par exemple à lesa. Au début les mémoires de lerg étaient beaucoup plus créatifs, à lesa ils étaient très scolaires, moins objets, et maintenant il y a plus de recherche, par exemple avec des formats différents, etc. Mais à lesa ça reste plus une réflexion sur, alors quà lerg le mémoire est parfois un objet artistique aussi, même sil est pensé, indexé, réfléchi, cest assez différent parfois, et ça varie aussi avec les sections je pense. Je vais vous montrer Dial. Vous pouvez choisir par année, par promoteur, par faculté, par type de diplôme, et ici vous avez les informations sur les accès: restreint, libre, interdit, mixte ou embargo. Embargo, cest à dire que ça sera accessible après un certain nombre dannées, par exemple en médecine, en pharmacie, chez les ingénieurs ça peut se justifier, par exemple sil y a des brevets ou des choses comme ça. Ou alors parfois même en sciences économiques, quand il y a des gens qui travaillent avec des sociétés, lentreprise peut dire: «Vous pouvez faire le travail avec nous mais il ne doit être disponible que dans 5 ans pour des raisons de concurrence», ou il y a des données confidentielles... Libre cest quil ny a pas de restrictions, interdit cest quand rien du tout nest accessible, restreint cest restreint au réseau UCL, et mixte ça veut dire quil y a plusieurs documents et que tous les documents nont pas la même protection. Par exemple, mon travail théorique je le rends public mais les annexes, dans le cadre dun travail avec une entreprise ou autre, je mets un embargo ou jinterdis laccès. Par contre le titre du mémoire, le résumé, sont publics, et on retrouve les promoteurs... Libellule cest le catalogue de la bibliothèque, il dessert lUCLouvain, LUnamur et LUniversité Saint-Louis. Les mémoires sont répertoriés dedans. Ça vaut peut-être le coup daller voir comment ça se passe pour les mémoires au niveau des écoles dart en France, ou du côté néerlandophone aussi. Après je sais quil y a aussi du coté des universités, lULiège par exemple, ont beaucoup développé tout ce qui est lopen-source etc.
A: Jai encore une question, est-ce que cest déjà arrivé, quune fois quun étudiant sorte de master, il finisse par publier son mémoire, avec un éditeur par exemple?
LL: Je nen ai pas connaissance, je sais quà lesa, jai entendu parler détudiantes qui publiaient des articles, je sais quil y a un étudiant qui a fait un très bon travail sur les chalets norvégiens à lesa, et lui a peut-être envie de faire une publication. Je sais quil a eu un prix, mais pour le moment le mémoire est consultable ici.
T: Faut se dépêcher.
LL: (rires) Après je pense que ça va être retravaillé. On a quelques ouvrages en architecture qui sont devenus des références aussi mais ce sont plus des ouvrages qui recensent par exemple tous les bâtiments construits par un architecte, des gens qui font une sorte dinventaire qui nexiste nulle part ailleurs, et donc ça devient une référence que les gens consultent régulièrement.
Visite des archives*
A: Au niveau des mémoires, est-ce que vous avez une obligation de conservation, une responsabilité, par exemple si les mémoires qui sont en haut...
LL:... disparaissent?
A: Oui ou si avec le temps ils sabîment, parce que ce sont des choses qui sont relativement uniques, ce sont des choses qui sont édités à 3 ou 4 exemplaires.
LL: Je ne sais pas, jai un collègue qui fait une formation en archivistique, qui a eu pas mal de cours sur les aspects juridiques.
O: Et ça fait combien de temps que les mémoires sont ici, quils sont archivés? Et la bibliothèques existe depuis combien de temps?
LL: Alors ici cest depuis 2011, et avant cétait un centre de documentation à Saint-Luc, rue dIrlande, depuis plus longtemps encore. Alors là ce sont les mémoires, ici ce sont dautres institutions, on conserve des mémoires ou des thèses de doctorat parce que ce sont des thématiques intéressantes, il y a aussi un centre darchives darchitectes, ce sont des architectes dont les familles ont fait don des archives, ça peut être des plans... Et cest disponible ici pour les consulter. Par exemple Bastin, cest un architecte qui a réalisé une aile du musée dart moderne, un jour il y a eu des fuites et le bâtiment était menacé, des gens chargés de la restauration sont venus ici consulter les archives pour savoir comment ça avait été fait, les matériaux, etc.
T: La limite des 70%, cest pour toutes les écoles?
LL: Oui cest pour tout le monde. Et il y a autre chose que je nai pas dit. Cest vrai que la limite des 70% continue à sappliquer à luniversité. Si létudiant décide que laccès est libre, mais que le travail na pas atteint les 70%, luniversité peut bloquer laccès, peut décider que louvrage nest pas consultable. Par contre si létudiant interdit laccès, luniversité ne peut pas ly obliger. Et ça cest surtout pour quil ny ait pas des travaux qui circulent, qui ne soient pas assez bons.
O: Est-ce que pour lerg, qui fonctionne plus comme un dépôt, par exemple lannée passée avec le COVID, il y a des mémoires qui manquent, par quils nont pas été imprimés ou autre?
LL: Alors effectivement il y a des trous.
T: Vous savez ça comment?
LL: En comparant les mémoires quon reçoit et les PV de délibérations. Alors parfois, par exemple jai dit à un jobiste dont le mémoire nétait pas arrivé quil pouvait le ramener, il ne la pas fait, mais par contre si un étudiant vient en disant quon a pas reçu son mémoire et quil voudrait quil figure à la bibliothèque, on na aucun soucis.
T: Vous ne stockez que les versions papiers, cest ce qui est requis par lécole si je comprends bien?
LL: Oui.
T: Mais du coup si quelquun rendait un travail numérique?
LL: Ça cest un peu un problème, on a eu quelques fois le cas avec des travaux de lerg, où le truc, cest parfois juste une sorte de petite étiquette avec un code barre ou des choses comme ça, alors ça cest un peu délicat.
T: Vous navez pas despace numérique?
LL: Non, et en fait Dial est vraiment limité à lUCLouvain. Donc souvent dans ce cas-là, ce que les étudiants font, cest quils ont une sorte de domaine internet et ils publient leur mémoire là- dessus, et puis 3/4 ans après ils se disent: «Ça ne mintéresse plus, je ne paye plus» et le travail disparaît. Des étudiants de lUCLouvain avaient proposé une solution, je crois quil y a moyen darchiver en ligne. On lavait fait, parce quon pouvait se le permettre, ça concernait un cas ou deux. Mais si ça devient de plus en plus régulier, alors ça pose la question dun serveur ou dautres choses.
T: Est-ce quon peut voir dans le catalogue le nombre de mémoires qui ont été faits au format numérique?
LL: Je ne pense pas, parfois cest sous forme de podcast, cest de laudio, alors parfois on garde ça sur un CD-Rom, mais bon les CDs ont une durée de vie limitée, mais bon commencer à archiver ça sur un disque dur cest complexe. Parce que cest vrai que tout a des fins pédagogiques, la base cest que cest à des fins pédagogiques. Donc tu parlais dobligation tout à lheure, on est plus dans lidée darchivage, parce quil ny a pas la place à lerg, et donc plutôt que de laisser ça dans un placard, ça vient ici, parce que cest une manière de rendre les choses accessibles et consultables par les profs et les étudiants. Cest une autre finalité.
O: Et donc pour lerg ça commence en 2005?
LL: Oui cest ça. Et je pense quau tout début, il y avait énormément de mémoires ici, parce que la qualité ne suivait pas, mais petit à petit ça sest relevé. Quand les étudiants de Renaud sont venus, ils ont récupérés une partie de ceux-là, parce quils regardaient surtout lobjet. Cest compliqué davoir quelquun qui a une démarche scientifique et aussi artistique. Alors il y en a certains que lon conserve un double, cest un peu ce que tu disais, sil y en a qui disparaissent. Et on ne les numérise pas nous.
T: Jai vu quil y avait écrit «numériser»sur des cartons juste derrière, quest-ce que vous numérisez du coup?
LL: Ça ce sont des VHS, et Aurélien les numérise.
A: Jai encore des questions. Quand cest un mémoire numérique, sous forme de site web par exemple, est-ce quils sont répertoriés quelque part?
LL: Ils sont doffice répertoriés dans le catalogue, et donc dans le type, il y aura «papier, autant de page», ou alors ça sera écrit «site web». Alors nous on essayait, quand cétait rare, de conserver un back-up si létudiant nous en fournissaient un, ou si ce nest quun site on fournissait le lien, mais si un jour létudiant arrête de payer son nom de domaine, il ny a plus rien. Après, je sais quon lavais fait une fois, on avait cherché des solutions intermédiaires, on avait archivé en ligne. Mais cest vraiment au cas par cas, il ny a rien de prévu de manière automatique.
T: Oui, il faudrait voir alors.
LL: Oui, prévoir un serveur à lerg.
O: Ou que la bibliothèque soit aussi un appui numérique. T: Je suis pas sûr quil faille un serveur, juste un disque dur ça doit suffire, il faut juste un espace de stockage numérique. O: Depuis combien de temps la bibliothèque existe?
LL: Le centre de documentation à StLuc date de 1968.
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CONCLUSION du travail sur les licences
Au premier quadrimestre, nous avons abordé les thémes du libre et de l'open source (licences et logiciels), et les rapports de pouvoir qui s'y jouent, à un niveau théorique. Au second quadrimestre, nous avons voulu voir les implications du libre d'un point de vue plus pratique, et plus spécifiquement, en rapport avec les mémoires, travail qui nous concerne toustes. Existe-t-il une licence qui s'applique automatiquement aux mémoires de l'ERG ? Si oui, comment faisons-nous pour l'appliquer à nos projets ? Avons-nous la possibilité d'utiliser différentes licences et comment ? Comment les adapter en fonction des spécificités de certains types de mémoires (numériques, artistiques) ? Où sont stockés nos travaux ? Son-ils accessibles ?
Dans nos recherches, nous avons interrogé des acteurs de l'administration qui encadre le suivi et l'archivage des travaux (Laurent Leprince de la BAIU et Xavier Gorgol de l'ERG). Nous avons pu discuter des raisons qui poussaient certains étudiants à fermer l'accès à leurs mémoires, en pensant, à tort, mieux les protéger.
On a également commencé une base de données pour comparer les différentes caractéristiques des licences libres. À partir de cette base de données, nous avons mis en forme un flyers contenant les licences libres les plus réccurentes dans le cadre des projets artistiques, afin de clarifier et d'aider les étudiant à licencier leurs mémoires. Pas seulement un outil de diffusion, les licences peuvent aussi être support d'une vision ; exemple avec la collective Bye bye Binary qui a travers ses recherches typographiques et sa licence cherche à diffuser l'écriture inclusive. Leur licence libre OIFL (OpenInclusif..veFonteLicense) ,es tune adaptation en français et en écriture inclusive de l'OFL. Autre exemple, la revue trimestrielle Médor qui adopte le parti de ne fonctionner qu'avec des outils libres et dont le code du site internet est émis en licence libre (licence BSD). Le livret est un compte-rendu de tout le travail effectué durant ce quadrimestre et des recherches engagées. Il permet de mieux sinformer sur le libre et sert également de guide aux étudiants qui souhaiteraient trouver des alternatives libre de création dans le numérique et dans la rédaction/mise sous licence de leur futur mémoire.